L Essayer C Est L Adopter Public

Depuis environ un an, Instagram permet aux entreprises d’avoir un “profil  professionnel”, qui est permet d’être contacté par des clients, de promouvoir une publication, de suivre son audience… Le tout directement depuis la plateforme. Une fonctionnalité prisée des startups et des PME. Mais pour quels usages exactement ?

Ipsos Connect a posé la question à 300 responsables de la publicité, du marketing, des relations publiques ou de la communication, qui gèrent des comptes professionnels d’entreprises de moins de 250 salariés.

Pour un répondant sur deux, Instagram est un outil indispensable à la gestion d’entreprise. Ils sont plus de la moitié (56%) à penser que la plateforme a aidé leur entreprise à atteindre ses objectifs et presque autant (53%) à affirmer qu’elle a contribué à augmenter les ventes.

Visibilité, authenticité, efficacité

Si Instagram séduit, c’est d’abord parce que le format photo ou vidéo, avec des filtres et des hashtags, permet de plonger les clients dans lunivers de la marque. Ainsi, environ 65% des représentants de PME estiment que la plateforme permet de les inspirer visuellement et de susciter leur intérêt. Et 57% pensent que c’est un bon moyen d’atteindre son public cible.

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Mais le réseau permet aussi d’interagir directement avec eux : ils sont une majorité (59%) à estimer qu’Instagram est l’une des plateformes qui les aident à nouer des relations plus profondes et authentiques avec leurs clients (notamment les Millenials) en répondant directement à leurs questions, notamment avec des clients jeunes. Il s’agit aussi d’un moyen de conquérir de nouveaux clients.

Voyages et découvertes

Du côté des utilisateurs, Instagram est sans conteste un moyen de faire des découvertes, en matière de voyages mais pas seulement. Ipsos Connect a interrogé en parallèle 1.500 utilisateurs du réseau et 60% d’entre eux ont affirmé que les publications leur donnent envie de voyager, en découvrant  de nouveaux lieux et de nouvelles destinations via la plateforme.

Et cela va plus loin : Instagram mène assez souvent directement à un achat ou une visite. Un tiers des utilisateurs interrogés affirme avoir un avis plus positif sur les entreprises ou les produits ayant un profil instagram. Ils sont autant à être déjà allés dans un magasin, un petit commerce ou un restaurant, ou avoir acheté un produit, après l’avoir repéré sur l’appli. Comme quoi, cela vaut le coup de prendre l’habitude  de communiquer à coups de hashtags.

Faire un tour d'Europe au volant d'une voiture électrique, sans stresser de tomber en panne ? A partir de ce 1er juillet, ce sera possible : les constructeurs ont désormais l'obligation d'uniformiser les prises électriques, ce qui va faciliter le trajet des automobilistes au sein de l'Union européenne. En France, il existe environ 16 000 bornes électriques, accessibles au public, selon les données du GIREVE (Groupement pour l'Itinérance des Recharges Électriques de Véhicule) au 1er janvier 2017. Un chiffre qui a augmenté de 57% par rapport à l'année précédente. De plus en plus de Français délaissent la voiture thermique pour se mettre à l'électrique. Comment expliquer cet engouement ? Témoignages recueillis par Maïwenn Bordron.

Séverin, 39 ans : "l'agrément de conduite"

Ce Francilien roule en Zoé depuis trois ans. Un deuxième véhicule, en complément d'une voiture thermique plus spacieuse pour voyager en famille. Ce directeur d'une agence de communication parisienne devait changer sa Twingo et il a choisi ce modèle vendu par Renault, qui domine le marché français de l'électrique. Et plutôt que de l'acheter, il a pris un contrat de location : 300 euros par mois pour la voiture et 80 euros par mois pour la batterie. Après trois ans d'essai, Séverin a été tellement convaincu par la voiture, qu'il s'est finalement décidé à acheter une Zoé. Il est allé la chercher cette semaine. Pour lui, "l'essayer, c'est l'adopter".

Le premier critère, c’est l’adéquation avec mon besoin quotidien. C’est une deuxième voiture de toute façon. Et dans le nombre de kilomètres que j’ai à faire, dans le contexte, c’est-à-dire en gros du périurbain, urbain parisien, donc de l’embouteillage, je cherchais la bonne voiture, donc une boîte automatique. Après, pour l’environnement, c’est un plus, mais ce n’est pas le critère majeur. Moi, ce qui m’a convaincu tout de suite, c’est ce que les professionnels de l’automobile appellent l’agrément de conduite, le silence, la reprise en ville : c’est une voiture qui a beaucoup de patate au démarrage. On peut faire la course avec tous les scooters au démarrage, il n’y aucun de souci. Voilà, après l’impact environnemental, c’est un sujet, c’est aussi un sujet d’éducation vis-à-vis de mes enfants. (...) Mais de là à vous dire que j’ai une fibre écologique hyper développée...

Quand il a acheté sa Zoé, Séverin a créé un compte Twitter, dédié à sa voiture. Il s'est rendu compte au moment de l'achat, il y a 3 ans, que très peu de conducteurs partageaient leur expérience au volant d'une voiture électrique : il a voulu y remédier. Il y parle de pics de pollution, de transition énergétique ... et de Zoé, bien sûr. Selon les derniers chiffres de l'Avere (Association nationale pour le développement de la mobilité électrique), la Renault Zoé reste la voiture électrique la plus vendue en France (1230 nouvelles immatriculations au mois de mai), loin devant la Nissan Leaf (237) et la BMW i3 (169).

Dylan, 22 ans : "le coût de revient"

A la période où je me suis décidé, le gazole était pas mal monté en février-mars. Je fais de plus en plus de route, j’ai fait des calculs. Même au niveau de l’assurance, ça me coûte moins cher. Comme je travaille, c’est mon petit plaisir la voiture.

Dylan a, lui aussi, été séduit par le confort de la Zoé. Cet étudiant picard travaille tous les week-ends dans un supermarché, alors il a décidé de se faire plaisir en s'achetant cette voiture. Mais pour lui, c'est surtout une question d'économie. Il fait 150 kilomètres le dimanche soir depuis le domicile de ses parents, installés à Chauny, dans l'Aisne, pour rejoindre Amiens, où il étudie. Il fait 25 000 kilomètres par an : il a vite fait le calcul en termes de dépenses en carburant.

En ville, c’est très confortable, puisqu’on n'a aucun bruit, et franchement, l’absence de boite de vitesse, c’est vraiment un atout. (...) J’aurais du mal à revenir à une voiture thermique. Mes parents en ont, ça fait vraiment bizarre, on sent des vibrations. Alors que dans la Zoé, c’est silencieux, c’est vraiment très confortable.

Franck, 54 ans : "le coup de foudre"

J’ai eu un coup de foudre esthétique, clairement. L'écologie était là aussi mais je suis tombé amoureux.

Franck vit à Colombes dans les Hauts-de-Seine mais travaille à Paris, dans le quartier cossu de l'Opéra. Son bureau d'agent immobilier se trouve dans un immeuble au 5ème étage, au-dessus d'un magasin de haute-couture. Tous les jours, il sillonne les rues de Paris pour rencontrer ses clients. Quand le premier modèle de Tesla est sorti, il n'a pas hésité : le prix, environ 70 000€, ne l'a pas dissuadé de se mettre à la voiture électrique. Avant, il payait 100 € d'essence par semaine, aujourd'hui, il consomme 15 € d'électricité sur la même durée.

En trois ans, je n’ai pas eu une seule panne. Je me souviens des autres, les fuites d’huiles, les radiateurs qui claquaient … je n'ai rien eu ! Moi, c’est un plaisir le matin quand je monte dans ma voiture, de plus avoir de bruit, de savoir qu’on ne dégage plus de gaz. Avant, quand j’avais mon gros 4x4 Mercedes et que je voyais des gamins en poussette sur les trottoirs, je culpabilisais : oh la la, j’ai un diesel , c’est épouvantable ! Après, reste, la question du solaire, mais j’ai des panneaux solaires chez moi.

Benoît, 32 ans : "l'aspect pollution"

Comme Franck, Benoît travaille dans Paris. Lui ne se sert pas de sa voiture tous les jours, il prend régulièrement le métro. D'ailleurs, si ce militant écologiste pouvait se passer d'une voiture, il le ferait. Mais il vient d'être papa pour la deuxième fois et pour se déplacer en famille, ça devenait compliqué. Au moment de l'achat, Benoît n'a pas hésité : il ne pouvait rouler qu'en voiture électrique, seul moyen de pas émettre de particules fines dans Paris. Il a reçu sa Zoé, il y a deux semaines : le nouveau modèle, vendu avec une batterie qui permet de faire 400 kilomètres. Dès dimanche, ce responsable commercial va partir en vacances avec sa femme et ses deux enfants, au volant de sa nouvelle voiture électrique. Direction La Rochelle : environ 500 kilomètres de Paris, mais ça ne l'effraie pas. Interview à bord de sa Zoé, qui sent encore le neuf.

Avoir une voiture personnelle, c’est un peu une aberration ... mais c’est quand même un confort avec deux enfants. Mais c’est un sujet plus large, c’est aussi : acheter du bio, les circuits courts, ce genre de choses. Donc ce n’est pas que la voiture, évidemment on essaye de réduire son impact au maximum. Je voyage beaucoup pour le travail avec des courts, ou des moyens ou longs courriers. C'est sûr qu’on essaye après de compenser ses émissions dans la vie de tous les jours, même si c’est dérisoire par rapport à un Paris/New-York. Mais globalement, il y a des solutions au niveau du quotidien, il faut juste s’en emparer et s'y intéresser et c’est tout à fait à la portée de tout le monde. Il faut juste essayer pour en être convaincu, je pense.

Jacques, 65 ans : "la bonne accélération"

Jacques est devenu militant écologiste par la force des choses. Contrairement à beaucoup de propriétaires de voitures électriques, ce ne sont pas les critères écologiques qui l'ont motivé. Ce retraité de l'armée de l'air a vécu quinze ans aux États-Unis, il a alors découvert la puissance des modèles américains à boîte de vitesse automatique. En rentrant en France, à Cagnes-sur-Mer, Jacques cherchait une voiture performante. Il y a eu beaucoup de déceptions, puis il a découvert la Zoé, en 2014. Un an après, il a acheté une Tesla, avec laquelle il a déjà fait le tour de France.

Je suis devenu allergique à la voiture thermique, pas parce que c’était un moteur thermique mais parce que je ne trouvais pas dans la voiture traditionnelle, à boîte de vitesse automatique - parce que je voulais une voiture à boite de vitesse automatique - les réponses que j’attendais d’une voiture normale, surtout au niveau de la reprise, de la reprise des vitesses, du démarrage, etc. En recherchant la voiture qui pourrait le moins me contrarier, on est tombé sur la Zoé. Et en essayant la Zoé, cela a été un peu le coup de foudre.

Coups de foudre, passion, confort : au vu de ces témoignages, il semble difficile de retourner à la voiture thermique, une fois que l'on a goûté à la voiture électrique. Malgré les nombreux obstacles qui existent encore à la "mobilité zéro émission", comme le coût, le nombre de recharges, les déchets nucléaires, de plus en plus de Français se convertissent. En mars dernier, la France est devenu le premier pays européen en termes de ventes de véhicules électriques.

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